Baby face
En boxe, cette expression recouvre différents sens. Elle désigne d’abord un combattant au visage plutôt angélique (voire beau), et d’autre part à l’apparence jeune. On dit pour certains athlètes qu’ils n’ont pas le physique de l’emploi. Il faut se méfier d’une « frimousse » accueillante et douce qui peut se révéler appartenir à un boxeur très performant ou au tempérament extrêmement fougueux. « Garde-toi tant que tu vivras de juger les gens sur leur mine. » J. de la Fontaine, Le cochet, le chat et le souriceau
Bagarre
En boxe, une « bagarre » c’est un combat sans qualité où les deux protagonistes sont engagés physiquement certes, mais ne font pas état de leurs acquis techniques.
Bagarreur
En boxe, il désigne un combattant au tempérament « de feu » c’est-à-dire très volontaire et qui va très souvent se battre. Son ardeur excessive va souvent à l’encontre de la rationalité de sa boxe. Habituellement un bagarreur est un adversaire dur à combattre qui demande beaucoup d’engagement physique et une forte capacité d’adaptation.
« Je suis toujours à l’aise même en enfer »
Balancement (...latéral)
En Anglais, « bobbing » qui se traduit par « pompage ». Mouvement latéral et permanent de buste pour éviter d’être touché dans l’axe direct*. C’est une technique d’anticipation défensive (préventive*) pour ne pas être atteint. Elle consiste à incliner régulièrement le tronc sur les côtés (on dit « se balancer » latéralement comme un métronome). En visée préventive, certains combattants usent régulièrement du balancement latéral. Dans l’histoire de la boxe, le grand champion des poids lourds des années 1990, Mike Tyson, est un spécialiste de cette façon de faire. Voir désaxage* et mouvement du buste*. 45 [B] se balance latéralement pour ne pas être touché par les jabs*
Ballon à élastiques
En Anglais, « double-end bag ». Appelé également « punching-ball à double élastique ». Cet engin d’entraînement est suspendu au plafond par un cordon élastique et raccordé au sol par un second cordon. Il a la capacité à osciller avec grande amplitude et à revenir très rapidement en position initiale. En priorité, il permet de travailler l’adaptation à la mobilité adverse notamment les automatiques de réaction : esquive*, timing* de frappe, mise à distance de cible* et précision de frappe.65 Au ballon à élastiques : ici travail des mouvements latéraux du buste (désaxage*)
Barout d'honneur
Réaction soudaine de certains combattants au regard de leur difficulté (ou de leur retard à la marque) qui consiste à se surpasser passagèrement (très souvent en fin de match). On parle également de « sursaut d’orgueil ». Un athlète en avance à la marque doit se méfier de ce type de comportement adverse qui peut le conduire à une issue fatale. Ex. : Le coach à son poulain : « C’est le dernier round, tu ne mènes pas à la marque, et la seule façon de gagner c’est de descendre ton adversaire. Alors maintenant, il va falloir le coincer et l’assommer ! ».
Battage (...de l'arme adverse)
Aussi balayage*. Se présente comme une technique de neutralisation (anticipée) mettant en difficulté l’initiative adverse. C’est un coup sec donné sur le bras adverse pour empêcher son usage ou pour trouver un passage libéré vers une cible* adverse (fig.13). A ne pas confondre avec un geste défensif qui lui ressemble appelé déviation* (ou parade-chassée*). 13 [B] effectue un battage* sur le bras avant de l’adversaire
Battant
En sport, se dit d’un combattant vaillant et volontaire (combatif). La combativité, qualité nécessaire pour gagner des épreuves, est appelée « fight spirit » par les Anglo-saxons. Littéralement, « esprit de combat ».
« Je ne crains rien, je ne crains personne… ». Affaire Dreyfus
Bilan de compétences en sport
Activité ayant pour but d’analyser les capacités personnelles de l’athlète et ainsi définir un projet de travail (remédiation ou perfectionnement). Il est réalisé habituellement par l’équipe d’encadrement (entraîneur, préparateur…) voire un prestataire extérieur (notamment pour des tests avec matériel spécialisé, par exemple pour une épreuve d’effort en laboratoire).
Bilan de match
Activité exécutée après une rencontre par le coach et ses assistants (souvent en collaboration avec l’athlète) destinée à tirer de conclusions sur le comportement de son poulain durant le match. Il est très souvent élaboré à partir d’un support vidéo. 
Bilan de round
Activité exécutée dans le coin du ring par le coach et ses assistants. Ce bilan permet à l’équipe de coin d’envisager s’il y a lieu un remaniement du plan tactique*. Durant la minute de repos, le coach fera part, à son « poulain », de ses observations au sujet de sa propre conduite et de celle de l’adversaire (ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, l’attitude adverse, etc.). Ainsi à partir de ce bilan, il dictera une conduite à tenir pour le round à venir (les mises en garde et les consignes à suivre). « (…) vous êtes un être fourbe, et la flatterie ne vous sauveras pas de la mort (…) » . J. Cocteau, La Belle et la bête
Blocage
En anglais blocking. Mouvement défensif permettant de neutraliser un coup adverse. Ce geste défensif consiste à arrêter un coup en interposant une partie corporelle (ou le gant) entre la cible* visée et l’arme* adverse (fig.14.a et 14.b). On distingue trois formes principales : 1/ le blocage dit « neutre » qui encaisse* le coup, 2/ le blocage qui va à l’encontre du coup (par effet dit de télescopage* de l’arme), et 3/ le blocage qui accompagne le choc adverse (absorption* de l’arme adverse). Il est exécuté le plus souvent avec l’avant-bras ou le bras. Voir également absorption*, couverture* et parade*. Pour certaines formes de blocage, on parle également de parade bloquée. 14-A [B] bloque un direct* au corps avec les avvant-bras 14-B [B] bloque et absorbe le choc du drop* Pour en savoir plus : voir la fiche pratique de NetBoxe "BLOQUER LES COUPS"
Bluffeur
En boxe, se dit d’un combattant dont le comportement est trompeur et en quelque sorte roublard avant l’heure. Il faut se méfier des adversaires dont l’aspect général prête à confusion. Certaines attitudes peuvent faire douter un athlète au tempérament fragile : un adversaire qui monte avec rage sur le ring cherchant à impressionner son adversaire, un visage sévère et menaçant, un corps musculeux, etc. De tels comportements adverses peuvent faire perdre un match alors qu’il n’y avait pas lieu de s’alarmer. À contrario, un visage angélique peut cacher un combattant fougueux, un combattant aimable peut dissimuler un boxeur vicieux, etc. Le ring peut être une véritable scène de théâtre, un lieu d’illusion avec ses jeux de malice et d’ombre. Ainsi, l’entraîneur* et le préparateur* mental ont un rôle important à jouer dans l’éducation de l’athlète afin qu’il soit préparé à répondre à ce type de contrainte. « C’est l’exemple même de la séduction. » F. Dorin, La paraitro-mania
Bouclier
Désigne un geste technique qui consiste à se protéger en mettant les deux avant-bras en protection devant le corps et la face. 40.a 40.b Sur une attaque en jab* au corps, Sur une attaque en jab* à la face, [B] interpose une couverture* (avant bras et gant) [A] bloque par un « bouclier frontal » avec les gants
Bourrin
En boxe, désigne un athlète qui fait grandement usage de son potentiel physique (condition physique et lourdes frappes) au détriment de ses capacités techniques et tactiques. Souvent ce type d’athlète utilise des techniques très épurées c’est-à-dire dépourvues de finesse et de style.
Bousculer (il te faut le...)
Consigne habituellement donnée par le coach* à son « poulain » pour l’encourager à s’engager physiquement dans le combat. Ou dit d’une autre manière, « aller à la guerre » ou comme dirait un vieux brisquard, « aller au charbon et lui rentrer dans le lard ».
« (…) même si t’as le bourdon, il ne faut pas prendre la mouche pour autant ! » M. Leeb
Boxe amateur
Désigne en boxe anglaise* une forme de pratique compétitive de plein impact dite au K.O. system* réservée aux boxeurs non professionnels. C’est la boxe pratiquée aux Jeux Olympiques. En France, il existe quatre classes sportives ou divisions (3ème série, 2ème série, 1ère série et série nationale) et un championnat de France dit « amateur ». Les meilleurs athlètes, de la série supérieure, appartiennent à l’équipe nationale et sont sélectionnables afin de représenter le pays à l’occasion de rencontres internationales.
Boxe anglaise
Sport de combat de percussion* pratiqué exclusivement avec les poings. Il est codifié, en Angleterre, au 19ème siècle. Il autorise les touches* sur les parties avant et latérales de la tête et du tronc. Les matchs se déroulent dans un enclos de cordes tendues (ring), selon un nombre de périodes et de temps de repos définis, suivant la catégorie (d’âge, de sexe, de poids) et le niveau technique. Deux formes de rencontres sportives coexistent : la boxe dite « assaut » où les impacts sont parfaitement retenus et la boxe « combat » où les coups sont portés avec force pouvant occasionner l’abandon d’un compétiteur.
Boxe éducative
Aussi boxe assaut. Vocable utilisé en France, depuis les années 1960, pour désigner la pratique pugilistique des jeunes en boxe anglaise*. Contrairement à la boxe amateur* et à la boxe professionnelle*, pratiquées toutes deux au K.O. system*, en boxe éducative on ne « frappe » pas mais on « touche* » des cibles* pour marquer des points. Il existe donc une forme compétitive spécifique à ce type de pratique que l’on nomme « assaut de boxe éducative ». Ainsi, les juges comptabilisent à l’issue de chacun des rounds, le nombre d’échanges remportés par chacun des protagonistes. Et cela, à partir de la quantité de touches* arrivée dans les cibles*.
Boxe en précombat
Voir précombat.
Boxe loisir
Désigne en boxe anglaise*, la pratique de salle de boxe excluant la compétition.
Boxe pieds-poings
Boxes pieds-poings, appellation proposée à la fin des années 1970 par Alain Delmas, professeur d’E.P.S., et utilisée pour désigner les sports de combat de percussion avec gants de boxe et utilisant les frappes avec les pieds conjointement aux poings. Elles se déroulent dans un ring (ou sur un tapis) et appartiennent à la catégorie dites des boxes sportives. Elles utilisent, suivant leur règlement spécifique, les techniques de jambe (coups de pied, voire de tibia et de genou), les techniques de bras (coup de poing, voire d’avant-bras et de coude) et les techniques de projections. Parmi les plus connues nous avons : - les boxes américaines* (trois formes principales issues du karaté professionnel des années 1960 et 1970 aux U.S.A. : le Full-contact*karaté sans coups en dessous de la ceinture, le kick-boxing américain* avec frappe en coup de pied circulaire dans les cuisses et le semi-contact ou combat aux points (points-fighting en anglais), une sorte de Karaté avec des gants et chaussons en mousse ; - la boxe française* (Savate), aujourd’hui surnommée « Savate-BF » codifiée au 19ème siècle ; - le kick-boxing japonais* (kick-boxing avec coups de genou directs et frappe en coups de pied dans les cuisses). Il est né dans les années 1960. A l’origine associant frappe de boxe et projections de judo, et depuis les années 1990 se réduit à une boxe pieds-poings ; sa version moderne est présente dans le célèbre tournoi du K-1 et sa version ancienne dans la fameuse S1-Cup (Shoot-boxing) ; - et enfin, les superlatifs des boxes ancestrales, où tout est permis ou presque, dont certaines datent de plusieurs millénaires comme la boxe birmane issue des arts guerriers du 6ème siècle avant J.C. Il s’agit des boxes d’Asie du Sud-est : la boxe birmane* (Lethwei*), la boxe cambodgienne (Kun-khmer*), la boxe laotienne (Muay-lao*), la boxe thaïlandaise* (Muay-thaï*) et la boxe vietnamienne (Vo tu-do*).
Boxe professionnelle
Désigne en boxe anglaise*, la pratique de compétition réservée aux athlètes très expérimentés. Comme son expression l’indique les boxeurs touchent des primes (bourses) pour disputer des matchs dits « professionnels ». Comme dans la boxe « amateur », il existe un classement des athlètes en quatre groupes (Néo-pro, C, B et A).
Boxer
Boxer c’est s’opposer dans les règles de la boxe (celle de la boxe assaut* ou éducative*, celle de la boxe amateur* ou professionnelle* ?). Boxer peut se définir par : « essayer atteindre des cibles* autorisées avec des armes* autorisées selon des procédures diverses sans être atteint par l’adversaire » (Delmas, 1976). Boxer c’est aussi gérer un grand nombre de tâches de combat qui se subdivise chacune en une quantité importante d’actions de toutes sortes. Bref « boxer », et bien « c’est plus compliqué que l’on pourrait imaginer ».
Boxer de loin
C'est s’opposer en conservant une grande distance par rapport à l’adversaire. Cette compétence* à garder un intervalle important entre l’adversaire et soi-même peut mettre en difficulté des combattants qui aurait tendance à raccourcir la distance (on dit casser la distance*) pour travailler à mi-distance* ou au corps à corps. 20 [B] conserve son adverse à grande distance
Boxer de près
Cest s’opposer en conservant une distance réduite par rapport à l’adversaire. La boxe de près est le plus souvent qualifiée de boxe au corps à corps, mais une boxe à mi-distance appartient également à un travail de près. Dans type d’affrontement, quelquefois privilégié par certains combattants dits de « tête », les coups perdent de leur amplitude et donc de puissance. Un athlète puissant du tronc et des épaules peut être redoutable à cette distance.
Boxer en avançant
Habileté* indispensable pour un compétiteur au même titre que savoir « boxer en reculant » et « boxer en tournant ». Les habiletés* d’une boxe « vers l’avant » sont les suivantes : - savoir trouver la distance pour atteindre l’opposant (pas de progression*, rush*, etc.) - savoir coincer l’opposant (menaces*, pressing* et cadrage*) - savoir défendre en avançant - et savoir composer des attaques en avançant et manœuvrer* l’adversaire (se servir du ring, user de tromperies*, etc.). Certains boxeurs par nature avancent constamment sur leurs adversaires, on parle alors d’une boxe en « rouleur compresseur ». Ce sont souvent des combattants durs aux coups et téméraires. 37 [A] en garde ramassée porte une attaque, en direct*
Boxer en continu
Manière de faire de certains athlètes qui attaquent et contre-attaque* en permanence sans s’épuiser outre mesure. Cette façon de boxer appartient à certaines écoles de boxe* et se rencontre dans les catégories les plus légères où le nombre de coups délivré par round est surmultiplié par rapport aux catégories les plus lourdes.
Boxer en contrant
Style de boxe utilisant l’action adverse à son avantage. Généralement les athlètes construisant leur boxe essentiellement sur ce mode là se placent sont des purs attentistes. Ils prennent rarement l’initiative d’attaquer et se cantonnent d’exploiter l’activité adverse*, d’ailleurs ils sont appelés opportunistes. Voir coup de contre* et contreur*. 20 [B] porte un contre* sur l'attaque en jab* de son adversaire
Boxer en coup d'arrêt
Style de boxe souvent propre à des athlètes longilignes et rapides au démarrage. On les nomme stoppeurs* et attentistes*. Ce sont des adversaires durs à travailler car leurs actions se déroulent dans la phase d’approche* et de lancement de l’attaque. Ce qui parasite très souvent l’initiative adverse. Voir coup d’arrêt* et stoppeur*. 8-b [A] porte un direct d’arrêt* (lead*) lors du démarrage du jab* adverse
Boxer en mouvement
Style de boxe souvent propre aux petites catégories de poids et enseigné dans certaines écoles de boxe en tant que manière de faire. Cette façon de faire appartenait au grand champion poids lourds des années 1960, Cassius Clay alias Mohammed Ali. Il disait de lui : « je vole comme le papillon et pique comme l’abeille ».
Boxer en reculant
Habileté* indispensable pour un compétiteur au même titre que savoir « boxer en avançant » et « boxer en tournant ». Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas celui qui recule qui perd le match (il faut rappeler qu’un match se gagne à l’efficacité des touches). Certains boxeurs possèdent cette aptitude qui pour eux est une seconde nature et souvent leur « façon de faire personnelle ». Pour d’autres, de longs apprentissages seront nécessaires afin d’acquérir cette habileté*. Ne pas savoir boxer en reculant peut être un handicap face à des fonceurs qui mettent systématiquement leurs adversaires « sur le reculoir* ». Cette façon de faire particulière d’athlète utilisant la « boxe en avancée » adverse permet à un boxeur longiligne* de rester à grande distance et d’assurer le maximum de touches avec le minimum de risques. Notamment face à un adversaire recherchant la confrontation rapprochée. Voir aussi sur le reculoir*. 15-B [A] porte des directs en reculant pour maintenir son adversaire à distance de sécurité
Boxer en tournant
Façon de faire qui s’apparente à la « boxe à reculons ». Elle appartient à la façon de faire de certaines écoles de boxe qui fondent leur manière de boxer sur les dérobades* mais également sur la boxe en coup d’arrêt* et en contre*. D’autre part, elle permet à un athlète en difficulté à se sortir d’une passe dangereuse et ainsi comme on dit dans le jargon sportif « laisser passer l’orage* ». En matière d’apprentissage, cette façon de faire doit être apprise comme pour son versant opposé, cadrer* et coincer* un adversaire qui se dérobe. 38 [B] effectue un pas de côté* (il sort du couloir direct)
Boxer sur faute adverse
Façon de faire d’athlètes très intelligents qui consiste à puiser dans l’activité adverse des erreurs utilisables à son avantage. On dit de ces combattants que se sont des « attentistes* ». Tel un cobra, ils guettent le moment propice pour cueillir leurs proies…
Boxeur atypique
Se dit d’un athlète dont la « façon de faire* » sort des standards de la boxe enseignée dans les salles. Ces athlètes dont l’attitude est non conventionnelle, et pour certains sont l’anti-thèse d’une boxe classique, peuvent être d’excellents combattants. Dans l’histoire de la boxe, on dénombre des champions d’un autre type, insolites et souvent imprévisibles qui par leurs originalité ont fait la gloire du noble art*, et même quelquefois leur style « à fait école ». On trouve notamment des boxeurs de bon niveau à la garde « non standard », par exemple les bras en bas, le corps de profil et utilisant de larges mouvements de buste. Ou des combattants très particuliers, le tronc en avant, très enroulés dans leurs épaules (dite garde en croush*) et employant de grands crochets appelés « coups à la godille* ».
« J'étais différent et qu'est-ce que c'était bien ! »
Boxing-business
(GB) Vocabulaire de sport*. Aussi « The business of boxing ». Appellation donnée aux activités financières qui touchent le milieu de la boxe, notamment le large « bizness » généré par des combats de grande envergure. Une organisation de prestige va engendrer une multitude d’actions mercantiles : négociation de tous genres (implantation du lieu de rencontre, droit télévisuel, etc.), promotion, communication et produits dérivés. On trouve donc, tout un ensemble de métiers et de pseudo métiers qui gravitent autour d’une organisation de boxe*. D’abord loin du boxeur lui-même, la fédération* qui chapote l’organisation d’un titre professionnel * on dit une ceinture* en boxe. Cette dernière encaisse des sommes d’argent importantes et permet à un ensemble de personnes de vivre de ce revenu. Puis tous les intermédiaires, promoteur* de l’événement, organisateur* du plateau sportif, manager* et coach* sont susceptibles de toucher des « royalties » sur le compte de l’organisation. Dans l’histoire de la boxe, on compte de nombreux combattants reconvertis en promoteurs, managers et dirigeants de fédération. Leur réussite est rarement éclatante et souvent éphémère car dans ce « monde de la finance » la concurrence est impitoyable avec ceux qui ne sont pas soutenus par les grands manias du « milieu ». Cette expression boxing-business est également utilisée de manière ironique pour qualifier le caractère douteux des activités financières autour d’une grande réunion de boxe*. Les sommes générées par un grand événement ne sont pas toujours réparties de manière équitable entre les principaux acteurs et souvent celui qui en fait les frais est le combattant lui-même. Dans les activités financières et commerciales rattachées à un événement, il n’y a pas de règles préétablies et ainsi chacun tire la couverture à soi tant et si bien que les plus faibles en font les frais. On sait que rares sont les athlètes capables d’assurer durant leur carrière un rôle de manager et de surcroit de promoteur. Conjuguer différents rôles lorsqu’on s’entraîne durement n’est pas chose facile, et en plus de cela, il faut posséder des contacts suffisants avec les personnalités du monde de la boxe* pour négocier des contrats* intéressants. En outre, les contacts avec les organismes* majeurs de la boxe est le privilège de peu de personnes. Certains parlent même d’une « chasse gardée » où peu d’élus y ont accès. Ainsi, l’athlète a besoin qu’on le seconde et fait appel à un manager* (agent) ou à un promoteur (organisateur) ayant accès à ces réseaux de communication et va négocier un contrat auprès de magnats de la boxe ou de leurs intermédiaires (voir boxing-magnat*). On sait très bien que ces derniers vivent de ce bizness, s’engraissent largement sur le dos de l’athlète. Quelquefois à l’insu du combattant, l’entourage (coach*, manageur*, promoteur*, etc.) profite financièrement de cette manne. L'athlète est victime d’un « système » mafieux qui nous échappe à tous. C’est la réalité d’un boxing-business qui tutoie la boxe de haut niveau et dont il est difficile de définir les rouages. Que faut-il réellement penser de ces magnats de boxe ? Rendent-ils autant de services au regard des fortes sommes d’argent qu’ils encaissent ? Certes, il existe de nombreuses dérives, certains personnages sans scrupules, aveuglés par des sommes financières colossales utilisent des procédures ignobles. Ils vont jusqu’à élever certains champions au rang de surhomme afin d’en tirer avantage tel une poule aux œufs d’or. Également, ils n’hésitent pas à exhiber l’athlète, comme un phénomène de foire, à manipuler leur entourage, à organiser des combats déséquilibrés, à truquer des matchs, à fausser des paris sportifs et à blanchir de l’argent. En plus, ils génèrent autour d’eux une « pègre », une sorte de microcosme basé sur le profit et qui dépasse l’entendement du champion lui-même et de son entourage. Comme dans d’autres milieux où le premier vecteur de l’activité est le profit, on retrouve dans le sport professionnel, de malveillants personnages qui exploitent les athlètes en dépit de toute éthique* sportive. Une législation en la matière est rapidement souhaitable pour combler le « vide » fiscal et ainsi y voir clair dans la répartition des profits. Voir aussi boxing-connexion*.
Boxing-connexion
Appellation donnée aux réseaux de communication et d’organisations internes au milieu de la boxe. Dans ces réseaux on trouve, les fédérations mondiales* qui distribuent les titres, les promoteurs* qui négocient les rencontres et au bout de la chaîne, les managers* de boxeurs qui proposent des athlètes. A ces principaux acteurs se greffe un ensemble de biens et de services : organisateurs* de plateau, publicitaires, médias divers, etc. Voir aussi boxing-business*.
Boxing-magnat
Expression qui désigne le cercle restreint des magnats de la boxe dans lequel peu d’élus ont accès. Les magnats de la boxe sont les hauts personnages du monde de la boxe et notamment ceux qui touchent aux affaires de la boxe professionnelle*. Ce sont les responsables des fédérations, les grands promoteurs et leurs collaborateurs chargés de fabriquer des combats de haut niveau et de concevoir des plateaux de prestige. Nombreux d’entre eux vivent des activités de la boxe et peuvent endosser de fortes sommes financières à l’occasion de « gros » contrats. Voir aussi boxing-connexion* et boxing-business*.
Boxing-mania
Expression du début des années 2000 qui désigne l’ensemble des activités extra-sportives qui accompagnent la carrière d’un grand champion et qui souvent le dépassent. Ces activités de toutes sortes portent sur son image médiatique. On trouve notamment des comportements comme ceux du phénomène des groupies du show-business. Outre, les organisations associatives qui véhiculent la « fan-attitude » afin d’encourager un athlète durant sa carrière (association de supporters), s’y greffent des activités commerciales (vente d’articles de mode, de vidéos sur l’athlète, journaux à contreverse, etc.). Elles prennent racines dans la tête de biznessmen qui cherchent à tirer profit de l’athlète. Egalement, la presse se porte souvent garante en la matière et voire même incitatrice. Quelquefois, ces dérives prennent des dimensions importantes et peuvent même porter atteinte à l’équilibre du champion et de la boxe en général. Voir aussi boxing-business*.
Bras arrière
Aussi bras fort. Segment habituellement le plus puissant pour les combattants étant dans leur vraie garde*. Certains athlètes adoptent une latéralisation inversée à leur « bras fort » c’est quelquefois le cas pour des boxeurs ambidextres. Le coach* à son poulain* : « attention à son poing arrière, c’est de la dynamite ! ». 17-c [B] porte un direct long* du bras arrière (cross) 17-d [A] porte un drop* du bras arrière (overhand)
Bras avant
Segment corporel très utile à la construction du jeu offensif* mais également dans le jeu défensif*. Certaines écoles de boxe privilégient le travail dominant du segment avant ce qui occasionne une façon de combattre* très spécifique. C’est le cas pour la boxe du 18ème et du début du 19ème siècle où un combat à grande distance met à l’abri de frappes à poing nu ; frappes bien plus dangereuses qu’à poing ganté. Les attitudes de garde de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle sont une illustration de cette façon de faire. Parmi les plus connus des combattants, on trouve : John L. Sullivan*, James J. Corbet* et Bob Fitzsimmons* (Lerda & Casteyre, 1944, Blanchet, 1947). Depuis l’apparition de la pratique de la boxe amateur* avec une comptabilisation à la scorring-machine*, à la fin du 20ème siècle, le travail du bras avant à repris du galon. Son rôle pour conserver une grande distance d’action (et surtout de sécurité*) prend toute sa dimension dans cette forme compétitive. Le travail du bras avant, lorsqu’il est bien utilisé, modifie peut l’équilibre postural et n’offre pas plus d’ouverture* à l’opposant que d’autres types d’attitude. On lui attribue les fonctions défensives suivantes : - maintenir l’adversaire hors distance* (ex. : contrôler de loin l’opposant avec un coup de poing avant le plus souvent en « piston » pour mettre en butée l’adversaire) - faire obstacle à une initiative adverse (gêner la construction adverse, détourner l’attention et perturber les perceptions adverses), - neutraliser* les actions adverses juste avant ou au démarrage de l’attaque adverse : stopper l’offensive à son déclenchement (coup d’arrêt*). En terme de construction du jeu offensif, la fonction offensive du bras avant permet de : - tester les réactions adverses, - préparer la suite de l’action offensive (les liaisons sur d’autres cibles ou avec d’autres d’rmes), - « armer* » le bras arrière pour augmenter la puissance pour de combat au K.O-system (boxe amateur et professionnelle). 16-a Travail du bras avant "tronc de profil" 16-b Travail du bras avant "tronc trois-quarts de face"
Blanchet, G., Boxe et sports de combat en éducation physique, Editions Chiron, Paris, 1947 Lerda, L., Casteyre, J.C., Sachons boxer, Editions Vigot, Paris, 1944
Bras d'or
Vocable d’origine anglo-saxonne qui signifie des « bras magiques » voire très puissants. Elle fut utilisée dans les années 1960 et 1970 pour qualifier des boxeurs aux prédispositions exceptionnelles notamment pour leur dextérité et leur punch*. 17 [B] travaille en bras avant, tronc de profil
Break
Terme d’arbitrage qui signifie « séparez-vous ». Ordre donné par le directeur d’assaut (arbitre) réclamant aux deux boxeurs d’arrêter l’échange et de faire un pas en arrière (pas de retrait*).
Brisquard (vieux...)
Le Petit Larousse de 2005, le définit comme : "soldat chevronné" et "homme d'expérience, astucieux et retors". En sport, il désigne l’athlète d’âge avancé dont l’expérience est source de malice. Il a acquis les "ficelles" du métier : les stratégies du combat et la capacité à s’économiser. Les briscards sont habituellement difficiles à boxer même si leur condition physique n’a plus la fraîcheur d’antan.
« Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces. » Vieux dicton
Brouillard
Désigne le caractère incertain et hasardeux et donc imprévisible du comportement adverse qui rend difficile la conduite des opérations de combat. Dans son traité intitulé De la guerre du 19ème siècle, Clausewitz souligne le rôle du hasard et de l’imprévu dans la conduite des opérations de combat (que l’on nomme « friction »). En plus, il précise aussi que les difficultés s’accumulent au fur et à mesure du combat et augmente ce phénomène de friction ou période de flou. Cette notion de « brouillard » dans laquelle la clarté des événements est donc réduite détermine la nature réelle du combat. Ce phénomène est généré par la somme des opérations à gérer, les difficultés du rapport de forces (danger, effort physique) et l’incertitude* des événements.
Bûcheron
Aussi frappeur. En sport, il désigne un combattant dont la puissance de frappe est son point fort et qui utilise se registre pour construire ses combats. Voir il envoie du bois.
Buckshoot-punch
Voir coup de chevrotine*. |