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Lexique de la boxe
par Alain Delmas
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Cadrage

Appartient aux techniques dite de manœuvre* de l’adversaire. Déplacement permettant de réduire les possibilités adverses de fuite. Elle est destinée à l’empêcher de déborder, c’est-à-dire de s’échapper sur les côtés notamment lorsqu’il est proche des cordes. Le but de l’opération de cadrage est de garder l’adversaire dans un secteur géographique favorable à une offensive* (mise à distance de cible*), de l’acculer aux cordes pour le travailler (on parle d’immobiliser* l’opposant) ou bien de le laisser s échapper pour le cueillir lors de son échappée (notion de piège* ou plus précisément de « souricière » appelé « faux-cadrage* »). La procédure habituelle de cadrage est la suivante :

     1 - « presser » l’opposant vers les cordes,

     2 - puis « recentrer ses écarts » pour l’empêcher de s’échapper et le « travailler ». Ex. : attaquer des cibles (saper) ou « couper la route »,

Les moyens de pressing* sont : les pas de progression*, les pas de côté* et les coups (simulacres, menaces, intimidation, rush ou ruades…) dans l’axe direct.

Les moyens de recentrage* sont les pas de côté et les attaques effectuées latéralement (on dit « couper la route* »). Ex. : amener l’opposant dans le coin en exerçant un pressing* puis lui « couper la route » lors d’un dégagement* pour éviter qu’il s’échappe sur les côtés afin de le travailler de près.

Pour ce qui est des techniques d’évasion* : à l’occasion d’un enfermement dans un coin ou de serrage sur les cordes, ou lors d’une fuite on parle de technique de dégagement*. Voir aussi immobilisation*, évasion* , faux-cadrage* et placement* de l’adversaire.

17.a       ->            17-b

[B] fait reculer son adversaire vers les cordes en le recadrant latéralement...   afin de pouvoir l'immobiliser* dans le coin pour le travailler*

 

Pour en savoir plus : voir la fiche d'ENTRAÎNEMENT de Franck MARTINI "LE CADRAGE"


Canard (faire le...)

En anglais « ducking » et peut se traduire par « plonger en avant ». « Faire le canard » est une expression appartenant au verbiage du sport et consiste à effectuer des inclinaisons de buste en avant le plus souvent à but défensif pour éviter les coups de poings directs* et les crochets*. Cette façon de faire est quelquefois combinée avec des mouvements rotatifs du buste (en anglais « bobbing ») et une neutralisation* de l’activité adverse en collant les épaules et la tête contre le tronc adverse (ce qui évite des contre-offensives en uppercut*). Elle appartient aussi bien à des boxeurs offensifs qui avancent (Mike Tyson) que contre-offensifs* qui reculent (Floyd Mayweather et Paul Malignaggi). En l’occurrence, cette façon de faire en boxe est utilisée pour les raisons suivantes :

-         But offensif : trouver des ouvertures* sur les cibles basses du tronc adverse. 

-         But défensif : 1/ ne pas être atteint par les coups à la face partant d’en haut, 2/ se coller contre l’adversaire pour neutraliser l’activité adverse, 3/ pour se reposer ou récupérer d’un coup récent.

Voir mouvement de buste*.

90[A] se penche en avant pour ne pas être touché par le jab*


Capacité (...en boxe)

Elle est le résultat de l’apprentissage et se présente comme une quantité de ressources* disponible pour traiter des opérations de combat. Plus précisément, ce qu’un individu est apte à réaliser désigné par l’expression « être capable de… ». Elle se manifeste à travers sa mise en œuvre dans des situations précises d’opposition. Elle peut également opérer dans différentes situations, c’est-à-dire réutilisable dans d’autres tâches de combat (on dit « réinvestissable »). Elle porte sur les composantes de la conduite, ainsi nous avons les capacités : affectives (maîtrise des émotions…), biologiques (aérobie, anaérobie...), décisionnelles (choix immédiat de réponse…), informationnelles (vista*, à-propos*…), méthodologiques (gestion de l’effort, plan tactique, stratégies adaptatives...), physiques (explosivité, force…), etc. En exemple, pour la compétence* à attaquer nous trouvons la capacité à gérer l’effort ou bien dans un autre domaine, à manœuvrer l’opposant.  Les différentes capacités participent par associations et interactions à la genèse de compétences nouvelles.  Ex. : l’apprentissage du coup d’arrêt* peut amener l’athlète à prendre conscience de la notion d’anticipation* lui permettant, plus tard, de réussir des « coups de contre* ». Voir aussi compétences* et habiletés*.

17-c  [A] porte un coup d’arrêt* sur l’avancée de son adversaire


Caractéristiques de l'adversaire

Voir profil adverse*.


Carapaté

Se dit d’un boxeur très protégé. Certains combattants adoptent une attitude* leur garantissant un hermétisme contre les coups. Ils sont difficiles à atteindre car ils obligent leurs opposants à travailler en contre-offensive*. Voir aussi attitude en crouch* et couverture*.

37.c[A] en garde ramassée porte une attaque, en direct*


Card-fight

Expression anglo-saxonne qui signifie la « carte des combats ». En boxe, c’est le programme d’une manifestation c’est-à-dire la liste des rencontres prévues.


Casser la distance

Action qui consiste à se rapprocher de l’adversaire dans le but de :

1.  réduire la capacité d’action à grande distance de l’adversaire. Ex. : empêcher l’adversaire de s’exprimer avec des coups longs ou éviter qu’il utilise des coups d’arrêt, 

2.  chercher à travailler de près. Ex. : se rapprocher d’un adversaire dont la boxe au corps-à-corps* n’est pas son fort.

8-b[A] raccourcit la distance pour neutraliser* le crochet* adverse


Catch-weight

Expression anglo-saxonne qui signifie que deux combattants acceptent de se rencontrer alors que leurs poids respectifs n’est pas celui de leurs propres catégories de poids de championnat. C’est une pratique habituelle effectuée en France, et un écart de 5 kilogrammes entre les combattants est très souvent toléré par la fédération. Pour ce qui est de l’écart d’âge pour les mineurs, deux années est la tolérance est autorisée pour la boxe-assaut * et le précombat*.


Catégories de poids

En anglais, « divisions ». Échelle de répartition par tranches de poids. Elles ont pour but de mettre les sportifs en sécurité en évitant de trop gros déséquilibres de rencontres dus à la différence pondérale. Ce qui donne à chaque gabarit la possibilité de remporter une victoire au regard de son poids personnel. Ce répertoire de catégories de poids chez les boxeurs professionnels (masculins) débute par la catégorie des « poids paille » (moins de 47,600 kg) pour aller vers la catégorie des « poids lourds » (plus de 90,900 kg). Le découpage des divisions est quasi mathématique. Pour les catégories les plus légères, il s’étend par tranche de 1,5 kg environ, puis de deux en deux, puis de trois en trois pour les catégories de milieu de tableau où l’on trouve le plus grand nombre de concurrents, etc. La catégorie dite « reine » est celle des « poids lourds » et celle des « poids moyens » est considérée comme très attractive. Jusqu’aux années 1960, il existe seulement huit catégories masculines professionnelles mais dans les années 1980, avec la naissance de nouvelles fédérations mondiales, une démultiplication des divisions s’opère à grande vitesse. En 2004, la répartition des divisions masculines professionnelles a été modifiée pour la WBC, WBA et IBF et portée à 17 catégories allant des poids paille aux poids lourds. Pour les féminines professionnelles, 13 divisions allant de paille (« pinweight », moins de 48 kg) jusqu’aux lourds (« heavyweight », plus de 85 kg). Pour les boxeurs amateurs, 11 divisions, de poids mouche (moins de 48 kg) à super-lourd (plus de 91 kg).


Centre (faire le...)
C’est utiliser le milieu du ring comme lieu de construction de son jeu. C’est garder le centre pour éviter de se trouver pressé sur les cordes (« faire le siège » au milieu du ring). Pour cela, les moyens techniques sont habituellement les coups d’arrêt*, qui vont empêcher l’opposant de prendre la place centrale. Certains boxeurs sont spécialisés dans ce type de boxe, obligeant l’adversaire « à faire l’extérieur » (c’est-à-dire, tourner autour de l’adversaire, le dos aux cordes). On dit que se sont des attentistes* au centre, c’est-à-dire qu’ils sont à l’affût de l’action ou de l’avancée adverse pour déclencher des coups dans l’axe direct (coups d’arrêt*et des coups de contre*).


Centre d'intérêt technique

Voir secteur de maîtrise.


Cercle enchanté
Vocable d’origine anglo-saxonne donné à l’aire de combat (ring de boxe) pour exprimer son aspect magique. « Toutes les fois où je suis monté sur le ring, je me suis mis à vibrer. C’était magique, même de respirer ».


Challenger

En Anglais, « contender ». Concurrent désigné pour rencontrer le champion en titre. En boxe professionnelle, un classement international (En Anglais, « ranking » ou « rating ») est d’usage pour placer les combattants sur une échelle de valeur (En Anglais, « top-ten »).


Chasser le coup

Un « chassé » est un geste de défense qui consiste à dévier le coup de sa trajectoire avec le gant ou l’avant-bras. « Chasser le coup » est une ancienne expression et elle est remplacée aujourd’hui par « dévier le coup » (fig.18). Voir déviation* et parade*.

18-A [B] dévie le jab* à la face


Check-hook
Voir "coup de poing crocheté de contre-attaque".


Cheminée

Chemin dessiné par la position des deux avant-bras dans la garde dite « classique ». Voir aussi : travailler en dessous*(fig.18-B).

18-B[A] travaille dans la cheminée* en uppercut*


Chercher le coup dur
Expression de compétition qui signifie qu’un compétiteur tente de réaliser un hors combat* en plaçant des coups puissants. Démarche qui s’oppose à celle d’un styliste* qui au contraire « cherche à marquer des points » (on dit aussi « construire le jeu* »). Certains boxeurs sont tellement obnubilés par l’objectif de mettre K.O. leur adversaire qu’ils en oublient de prendre l’avantage en enchaînant des techniques, peut être pas puissantes, mais qui s’additionnent sur les tablettes des juges.


Choix tactique

Décision prise par l’athlète et l’entraîneur avant le combat et lors de la minute de repos* en réponse au recueil de données* (sur l’adversaire et sur lui-même).  Il s’agit plus précisément de déterminer quelles vont être les comportements et les stratégies* à mettre en place, la manière d’agencer les actions, de gérer les ressources physiques, etc. Ex. : La boxe de [A] est en dominante de jab* du bras avant.  [B] va donc effectuer des choix tactiques pour utiliser la boxe de son adversaire (fig.19) : esquiver* et remiser*, désaxer* et contrer*, etc.

19 [B] utilise le travail de son adversaire en jab* pour le toucher au corps


Cibles (...corporelles)

Registre autorisé de « zones corporelles » à toucher (en assaut) ou à frapper (en combat au K.O. system*) pour marquer des points (fig.20). En compétition, pour remporter la victoire, le but à atteindre dans les conditions définies par le règlement est de « toucher des cibles ». Certaines cibles sont à privilégier dans le combat au K.O. system* : la tempe, la mâchoire, le plexus solaire, le creux épigastrique et le foie. Il faut savoir que toucher en boxe-assaut* (frapper en combat au K.O) dans les gants et bras adverses ne permet pas de marquer des points. Marquer des points c’est atteindre des cibles non-défendues. Ainsi un « bourrin » qui martèle (sape*) que les protections adverses ne peut pas par définition remporter la victoire - même s’il donne l’impression d’avoir mené le match.

20 Cibles autorisées par le règlement (voir les parties hachurées)


Classe sportive

Comme dans de nombreux sports de compétition les athlètes sont regroupés dans des « classes » de performance. Ainsi en France, on trouve chez les boxeurs dits professionnels quatre divisions (Néo-pro, C, B et A). Elles ont pour but d’éviter des rencontres déséquilibrées. Par exemple, qu’un néo-professionnel rencontre un « gros cube ». Outre l’existence de ces classements dit « fédéraux », on peut remarquer que certains athlètes ne « collent » pas entièrement à leur groupe d’appartenance. Ceci s’explique par le fait qu’un athlète de haut niveau* dont le potentiel physique est exceptionnel peu avoir côté maîtrise de la boxe de nombreuses carences. Ainsi, on constate sur le « terrain » que par un physique d’exception et un mental à toute épreuve, il « compense » largement ses manques technico-tactiques. Ce qui fut le cas dans la passé où le peu de temps consacré à l’entraînement et les faibles conditions matérielles ne permettaient aux compétiteurs d’atteindre le niveau de performance technique d’aujourd’hui.


Client
Désigne dans le jargon sportif un athlète performant. Voir aussi pointure*.


Clinch

Signifie combattre corps à corps. Voir corps-à-corps*.


Close-range fighting
Voir récupérer après un coup*


Coach

Entraîneur. 

« Je vous présente le plus féroce des entraîneurs »

 

 


Coaching de coin

Fonction essentielle destinée à encadrer le combattant au coin du ring en compétition. Réglementairement, le « coach* » est là pour veiller à la sécurité de son « poulain » notamment pour le combat au K.O. où il peut arrêter le match à tout moment en jetant l’éponge sur le ring (la serviette plus précisément). Pour cela, il connaît les capacités et donc les limites de l’athlète dont il a la charge. Il peut accessoirement donner des soins, mais habituellement pour cette fonction un soigneur* l’assiste. Son rôle principal réside dans le « conseil technique et mental » à l’athlète. Ses actions en la matière sont les suivantes :

      1 - observer et analyser les comportements durant le match (phase diagnostique),

      2 - établir un bilan global de la conduite de son athlète et adversaire (phase de synthèse),

      3 -  donner des informations et consignes à son athlète durant le match et pendant la minute de repos à propos des actions à mettrent en place et précisément des aides aux problèmes rencontrés (phase de conseil).

Les conseils doivent être simples, peu nombreux et en rapport avec les compétences de l’athlète. Il est certain qu’on ne peut exiger d’un combattant un comportement non maîtrisé à l’entraînement au risque de le perturber. Ainsi les conseils portent sur l’utilisation des points forts* de l’athlète, sur la capacité à régler les problèmes essentiels et sur la motivation de l’athlète (voire sur-motivation).


Coaching sportif

Jusqu’aux années 1990, l’entraîneur assure l’encadrement des séances d’entraînement d’un ou plusieurs athlètes, les dirige techniquement lors des rencontres et gère leur carrière. Aidé quelquefois dans sa tâche par un préparateur physique voire un préparateur mental. Puis, une nouvelle fonction, assurée par une tierce personne, voit le jour (on dira même une nouvelle profession) : le coaching sportif*. Chargée d’individualiser la préparation, le plus souvent elle complète le travail de l’entraîneur, et se présente en premier lieu comme un « conseil à l’athlète ». Outre son rôle de « conseiller », un « coach sportif » suit l’athlète dans l’ensemble de ses activités, coordonne les différents intervenants voire encadre certaines parties de la préparation physique et mentale. Il est très souvent assisté par des spécialistes appelés préparateurs* (préparateur physique, professeur de fitness, de stretching, de relaxation, etc.), ainsi que des thérapeutes (masseur-kinésithérapeute, ostéopathe, etc.).


Cogneur

En boxe, se dit d’un boxeur qui frappe en grande quantité et souvent très fort. La plupart du temps, il se contente d’utiliser ce registre. Voir bûcheron*, frappeur* et matraqueur*.

« Quelques grammes de finesse dans un monde de brute. »

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Combat
Terme générique qualifiant plusieurs choses et notamment en boxe, l‘opposition codifiée avec gants, duel exécuté en compétition selon des règles uniformisés (synonyme de match). Il qualifie également la forme de pratique (sparring*) qui consiste à s’opposer à l’entraînement suivant des conditions définies par l’entraîneur. Et surtout, il désigne toutes les formes de rencontres officielles sur un ring et plus particulièrement la formule dite au K.O. system* (compétition institutionnalisée organisée par une fédération).


Combat de têtes

Se dit d’un combat effectué volontairement de près (c’est-à-dire, tête contre tête) où les deux protagonistes s’engagent avec âpreté. Dans ce type de confrontation, l’aspect physique a pris le pas sur la virtuosité gestuelle, et ainsi la qualité technique s’en ressent la plupart du temps. Dans ce type de confrontation, c’est souvent le plus « solide » qui l’emporte. Cette forme de rencontre plaît habituellement au public notamment pour la générosité déployée dans l’engagement physique.


Combat rapproché

Situation d’opposition dans laquelle les deux boxeurs sont placés à très courte distance sans contact corporel. On parle également de « mi-distance » de frappe permettant l’utilisation de coups dits rapprochés (directs* courts, crochets* courts et uppercuts* courts) – fig. 21. Certains combattants sont spécialisés dans cette forme d’opposition et cela occasionne des matchs où l’opposition est habituellement très « physique* ».

21[A] délivre un uppercut* à corps-à-corps*


Combat-test
Cette expression revêt plusieurs notions. D’abord, il s’agit d’un « test-match » à l’occasion d’un tournoi officiel, effectué par les athlètes de haut niveau, en amont d’une grosse échéance. Le « combat-test » sera suivi d’un bilan de match* (bilan des compétences). D’autre part, le « combat-test » est une forme d’opposition effectuée à la salle d’entraînement, avec des sparring-partners* de niveau équivalent, destiné à évaluer le niveau de l’athlète bien avant un match*. Il permettra dans le cadre d’une concertation entraîneur/boxeur de tirer des conclusions sur les comportements observés ; notamment à l’aide d’un support vidéo.


Combaticien

« Chercheur spécialisé en combatique*. Cette discipline appartient au groupe des sciences du combat qui ont pour but d’étudier d’une manière scientifique les pratiques d’opposition » (Alain Delmas, 1973). Tout particulièrement dans le domaine des sports de combat, le chercheur s’intéresse à l’acte d’opposition (duel sportif). Il rend compte des situations de confrontation et des conduites des pratiquants (actions interindividuelles) et étudie les faits observés pour les interpréter (signification des conduites, élaboration de modèles et théories explicatives).


Combatique

« Ce courant de recherche a pour l’objet l’étude de l'acte d'opposition » (Delmas, 1973).  La combatique constituée en discipline de recherche appartient au groupe des sciences du combat*. Ces dernières sont nées dans les années 1970 dans l’intention de parfaire la connaissance des différentes pratiques d’opposition sur différents angles (historique, anthropologique, sociologique, psychologique, physiologique, etc.). Elles s’intéressent aux confrontations en tous genres, aussi bien aux confits armés (domaine militaire), sociaux (domaine privé ou commercial) que ludiques (sports d’opposition - individuels ou collectifs, jeux de société et jeux vidéos).

Plus particulièrement pour les sports de combat, la combatique rend compte des phénomènes observés dans les situations d’opposition. Elle se présente comme une science et élabore une connaissance fondamentale avec ses propres concepts et se détache de toute préoccupation pratique (technique). On assiste depuis les années 1970, avec cette nouvelle discipline, à une sorte de révolution sur la manière de comprendre l’acte d’opposition.

Pour situer la portée réelle de cette discipline, nous citerons un exemple de mémoire de recherche de 1979. Il tente de cerner, dans le domaine des sports de combat, les actions offensives (nature et  fonctionnement). L’observation de terrain, fait apparaître différentes classes d’actions que l’on qualifiera de « fonctionnelles » en rapport direct avec les variables et constances du comportement. L’auteur fait remarquer que la plupart du temps « (…) l’acte offensif s’analyse en termes de capacité à créer de l’ « incertitude* » portant essentiellement sur les composantes anatomiques (« formes de corps* », « armes* » utilisées et « cibles* » visées). Cette analyse « primaire », dit-il, de l’acte d’opposition à une incidence majeure dans l’enseignement sportif de grandes fédérations. Hors, l’utilisation de ce modèle pour l’apprentissage engendre de nombreux comportements stéréotypés (sortes d’ « habitus » comportementaux qui nuisent à une authentique gestion de la confrontation). En effet, l’observation minutieuse de l’acte d’opposition, fait apparaître l’existence d’autres types de comportements en dehors de ceux relevant d’une création d’« incertitude » d’ordre anatomique. En effet, on recense notamment des programmes liées à la « physiologie » des actions : actions indirectes, activités corollaires, etc. (…) dont les mécanismes s’appuient sur des stratégies pertinentes. Du point de vue de son application pratique, la connaissance de ces données et leur exploitation amènent à une meilleure gestion de la confrontation (adaptation à l’adversaire et construction d’un jeu rationnel).

« Quand on veut enfoncer un clou, il ne s’agit pas tant de taper fort que de taper sur le clou. ». Proverbe français 

Combinaison
En anglais, « combination » en raccourci, « combo ». Désigne les enchaînements de coups (d’actions) réalisés dans le but d’intégrer des automatismes à vocation stratégique (oui, la boxe n’est pas un jeu de hasard). On travaille des combinaisons d’attaque et de contre-attaque*. Ces dernières sont étudiées à l’entraînement à l’aide de routines* (certains disent réaliser des gammes comme on joue d’un instrument que l’on appelle quelquefois « combo »), c’est-à-dire répéter des minienchaînements prédéterminés ou des schémas tactiques en réponse à des sollicitations particulières. Ex.1 : enchaîner un uppercut puis un crochet en changeant la hauteur de frappe. Ex.2 : répondre par des crochets au corps après avoir esquivé des coups à la face. On constate très souvent en compétition, que certaines liaisons d’actions ne sont pas toujours adaptées à la situation en présence parce que trop instinctives (on dit « stéréotypées »). Mais, ce défaut peut être gommé en travaillant sur l’adaptation de ces combinaisons à des comportements adverses.


Combo
Voir combinaison


Come-back

Qualifie le retour à la compétition d’un boxeur. Habituellement en compétition, le « come-back » se manifeste par un match de reprise contre un adversaire considéré comme inférieur. Cela pour permettre au "revenant" de "retrouver ses marques".


Compartiments de jeu

Désigne les différentes parties du jeu observables en situation d’opposition. Ces compartiments de jeu correspondent à deux domaines principaux de maîtrise : l’attaque* des cibles adverses (surnommée « offensive ») et la défense* de ses propres cibles (ou « défensive »). Pour ce dernier domaine, une compétence s’imbrique, l’ « attaque répondant à une attaque de l’adversaire » (ou appelée « contre-offensive »). Il s’agit d’un ensemble habiletés* concernant la prise d’initiative dans l’action adverse :

      1/ pour empêcher qu’une action se développe (neutralisation* et coup d’arrêt*) et,

      2/ pour exploiter l’action adverse (riposte* et coup de contre*). Lors de l’observation de rencontres, on peut s’apercevoir que certains athlètes sont plutôt faibles dans un domaine de jeu alors qu’ils peuvent largement briller dans un autre.

79-1           à         79-2

[B] ici est très habile en coup de contre. Il appate une attaque adverse pour l'utiliser.


Compétences principales de jeu

Une compétence est un « degré de maîtrise de savoirs* et de savoir-faire* » (Sarthou, 2003). Ce terme est souvent utilisé comme « synonyme d’habileté* et généralement associé à celui de capacité* » (Dugal, 1992). Le GAIP de Nantes (1990-91), la définie comme « une excellence virtuelle, autrement dit comme une capacité stable, intériorisée qui n’a de valeur que parce qu’elle peut se manifester dans une pratique, à un niveau de pratique donné ». Pour Meirieu (1990), c’est un « savoir identifié mettant en jeu une ou plusieurs capacités dans un champ notionnel ou disciplinaire déterminé ». Pour simplifier, il s’agit « d’une expertise, d’un savoir-faire développé par un sujet dans une situation ou une catégorie restreinte de situations (…) et mettant en jeu plusieurs capacités » (Dugal, 1992).

En sports de combat, on parle de « conduites-types, de procédures standards et de types de raisonnement développés par un sujet permettant de faire face aux différentes situations d’opposition » (Delmas, 1975). Les compétences* concernent la possibilité acquise, par l’athlète dans les différentes phases de l’opposition, de réaliser des actions de conduite et de construction du jeu* (d’adaptation* à l’adversaire, de recueil d’information, de prise de décision*, de manœuvre* de l’opposant, etc.). On en dénombre un bon nombre et notamment, la compétence à organiser son jeu en vue de défendre ses propres cibles, la compétence à construire la cible adverse (à attaquer), la compétence à exploiter l’activité adverse* et la compétence à gérer son potentiel physique et psychique. Elles se manifestent par des comportements de maîtrise (habiletés*) : réactions appropriés à un comportement, réponse adaptée, conduite d’une stratégie, prise d’information et utilisation des données, etc. Ces compétences mettent souvent en jeu plusieurs capacités*. Par exemple pour la compétence à défendre, nous trouvons la capacité à adopter une attitude de vigilance et de disponibilité immédiate, la capacité à voir l’attaque adverse se dessiner et à esquiver les coups adverses, etc.

La compétence, c’est la preuve apportée "que l’on sait" ou "que l’on sait faire" quelque chose. Elle se traduit en sport par la réalisation d’une performance*. Contrairement à l’habileté* qui est spécifique à une tâche, la compétence renvoie à une expertise plus vaste. Ainsi, elle fait dire d’un boxeur : « il sait boxer ». Dans les sports d’opposition, on recense cinq types principaux de compétences (voir tableau des compétences principales de jeu ci-dessous).

 

Pour en savoir plus : voir les fiches pratiques de NetBoxe  "SAVOIR-COMBATTRE"  et  "SECTORISER  LES COMPETENCES" 


Comportement adaptatif
Désigne les actions destinées à apporter une réponse au comportement adverse. On parle plus couramment de résolution de problème* de combat. Mais les qualités d’adaptation, escomptées dans l’apprentissage des sports de combat, touchent aussi l’aspect défensif que l’utilisation de l’activité adverse à son propre avantage. Ex. : utiliser les coups d’arrêt de l’adversaire attentiste* (stoppeur* notamment) pour construire son jeu contre-offensif*. Voir aussi adaptation*.


Compte des huit secondes

Appelé en abrégé « compté ». Il désigne l’activité de l’arbitre destinée à vérifier à l’issue d’une période de huit secondes, la capacité à reprendre le combat d’un combattant provisoirement défaillant. Par contre, si l’arbitre va jusqu’au « compte des dix secondes » le boxeur sera arrêté définitivement (pour incapacité physique ou psychique à poursuivre le match). Voir knock-down*, knock-out*, mise à terre* et voyage au tapis*.

« Pourquoi dire oui avec la bouche alors qu’on dit non avec le cœur »  Lao Tseu

                                                                      


Conduite du jeu

Il s’agit de la manière dont on procède pour piloter les opérations de match compte tenu des choix effectués avant le match* (plan tactique) et des situations en présence. Cette compétence correspond à l’organisation mise en place pour mener de front trois objectifs : imposer son propre jeu à l’adversaire*, s’adapter à l’adversaire* et utiliser l’activité adverse*.


Conduite typique

Expression utilisée dans l’enseignement de la boxe pour qualifier les comportements des pratiquants en apprentissage et en situation duelle. Certains comportements « types » peuvent être observés et expliqués.  Par exemple pour des préadolescents, après une période d’apprentissage d’un trimestre à raison d’une séance par semaine que peuvent être les comportements observables en assaut libre ? Plus précisément que savent-ils faire ? Comment s’organisent-ils pour atteindre des cibles et/ou ne pas être atteint ?


Conserver les acquis à la marque

Aussi « conserver son bien ». Faire en sorte de « conserver les acquis à la marque » c’est mettre en place des comportements qui vont empêcher l’adversaire de réussir son projet de « remonter à la marque ». Les comportements permettant de garder une avance confortable à la marque se travaillent au même titre que ce qui vont permettre de « remonter à la marque » ou de « mettre au tapis l’adversaire dans les derniers rounds pour cause de retard à la marque ». Pourquoi prendre des risques, lors des derniers rounds, alors que le match est déjà gagné.


Construction du jeu

Se traduit par la capacité à décider d’actions de jeu et de prévoir un ensemble d’éventualité dans les phases de jeu. En boxe, on dit d’un combattant qu’il « construit » lorsque celui-ci utilise certains procédés plus ou moins élaborés pour atteindre des cibles* adverses. Cette manière de faire s’oppose à celle qui consiste à porter des attaques directes, donc trop voyantes, qui ne pourraient peut être pas aboutir. On peut situer trois façons principales de faire :

  1. « Enchaîner des actions », souvent un nombre important de coups afin de prendre à défaut (on dit « déborder » l’adversaire) en difficulté pour défendre ses cibles. Ex. : liaison d’actions, feinte d’arme* de toutes sortes, etc.
  2. Chercher à atteindre certaines cibles « en utilisant l’activité adverse » et en « exploitant les caractéristiques* de l’opposant ». Ex. : porter les actions à des moments opportuns (attaque dans l’attaque ou attaque sur le retour en garde adverse) ou casser la distance* avec un adversaire longiligne afin de neutraliser ses actions à grande distance. 
  3. Organiser un jeu pour mettre en défaut l’opposant : jeu de manœuvres* et manipulations* de toutes sortes. On trouve la fixation de cible (feinte de cible*, point de pression* et sape*), la provocation*, le pressing physique*, le cadrage* et faux-cadrage*, etc.

« Rien ne va de soi, rien n’est donné. Tout est construit. »

                                                                                         G. Bachelard, La formation de l’esprit scientifique, 1977


Contenus d'enseignement

Qu’est-ce qu’on doit enseigner dans les salles de boxe ? Plus précisément, qu’est-ce que les élèves-boxeurs doivent apprendre ? Sachant que chaque individu vient pratiquer la boxe avec des désirs et des besoins qui lui sont propres.

Loin d’être simple de répondre à ces deux questions, on peut néanmoins dégager une perspective, en se libérant de contenus technico-centrés (c’est-à-dire, apprentissage du jab* ou de la liaison direct et crochet) ou d’objectifs parasportifs tel que ceux de la boxe loisir* ou de séances de mise en forme par la boxe. Dans une pratique concrète de l’activité boxe, c’est-à-dire orientée vers l’opposition avec gants, les contenus d’enseignement doivent amener l’élève-boxeur à être capable de :

1 - maîtriser les différentes situations d’opposition. Exemple 1 : « S’adapter à l’adversaire » (empêcher un adversaire de venir au corps à corps). Exemple 2 : « organiser sa contre-attaque » (avancer en esquivant et en ripostant),

2 - s’approprier les éléments du savoir pour comprendre et réussir ses actions, et ainsi transformer ses réponses motrices au fur et à mesure des apprentissages (appelés « savoirs sur l’action »). Exemple pour effectuer un pas de retrait* rapide : « il faut comprimer et pousser sur la jambe avant »,

3 - avoir la connaissance de « soi-même faisant » (façon personnelle de conduire son action, perception de ses actions, etc.) afin de pouvoir réguler son comportement (aide vidéo),

4 - formuler les conditions de sa réussite et de ses progrès (l’élève verbalise* : les résultats à obtenir, les actions à réaliser, les procédures permettant d’arriver aux résultats, etc.).

Bien sûr, les contenus d’enseignement peuvent être difficilement énoncés, sans référence à des élèves réels. L’individualisation des objectifs et des contenus d’enseignement est la clé la réussite de l’élève. Ainsi, les nouveaux choix d’apprentissage effectués par l’entraîneur, doivent prendre en compte les résultats obtenus dans les tâches précédentes, mais aussi les moyens et les procédures permettant d’arriver à ses résultats. Il en est de même pour un résultat de compétition, où l’entraîneur élaborera de nouveaux choix d’apprentissage à partir du bilan de match*.


Continuation de l'action

On dit aussi « enchaîner ». Désigne une action offensive prolongée, qui peut être un doublement* de la même action ou bien une liaison avec une action de nature différente. Ex. : après un crochet* non abouti à la face, enchaîner par un uppercut* au corps (fig.22-A et 22-B). Voir aussi le suivi*.

22-A                                      à         22-B 

[A] porte une attaque en crochet* plongeant à la face et…                     … enchaîne en direct* du second bras


Contournement de l'opposant

Déplacement qui consiste à passer dans le dos de l’adversaire (fig.23). Voir aussi le débordement*.

23 [B] ici a largement débordé son adversaire


Contre (coup de...)

Counter-punch en Anglais. Dans le dictionnaire Le Petit Larousse 2010, « indique l'opposition à quelque chose ou à quelqu'un » et dans l’Encyclopédie Internaute 2010, « désigne une parade* dans certain sports ». En sport de combat, il s’agit d’une action offensive* déclenchée pendant l’attaque* adverse et qui appartient à la catégorie de l’attaque dans l’attaque*. Elle peut signifier : « contre l’attaque adverse », mais pas de manière défensive tel un blocage* comme c’est souvent le cas en sport collectif avec ballon. À contrario, cette prise d’initiative dans l’attaque adverse a pour but d’atteindre des cibles* avec vigueur et non de porter un coup d’arrêt* (ou défense active*). Ce procédé d’ « initiative sur initiative » requiert des facultés d’observation de l’adversaire, d’anticipation* et d’automatisation* de gestes ; tout cela accompagné d’une prompte réaction et vive exécution. Le contre peut intervenir : 1/ au démarrage adverse ou, 2/ pendant l’attaque et avant qu’elle aboutisse. Un exemple, le cross-counter* définit comme un coup direct en contre qui croise un coup adverse au même instant (fig.24.a et 24.b). A l’entraînement, l’apprentissage de cette habileté* s’appelle la « leçon de contres* » où les attaques adverses sont annoncées à l’avance.

 

24.a[B] porte un cross* sur une attaque en jab* par l’intérieur de la garde                    

24.b[B] porte un cross* sur une attaque en jab* par l’extérieur du coup (ici sur un combattant en fausse-garde*)

 

Pour en savoir plus : voir la fiche pratique de NetBoxe  "CONTRER L'ADVERSAIRE"


Contre-attaque

En anglais conteratack. Synonyme de riposte*. Offensive déclenchée après une attaque adverse et généralement après avoir effectuée une défense. On parle aussi de « réponse » à l’attaque adverse : « Coup ou enchaînement de coups déclenchés après avoir annihilé l’attaque adverse par une technique de défense. Ex. : blocage* (ou déviation* ou esquive*) suivi d’une riposte du bras avant ou du bras arrière. Ce concept est un terme générique usité dans de nombreux sports d’opposition et notamment en sport collectif. En position de défense, on prend l’initiative de contre-attaquer juste au moment même où l’adversaire a terminé son attaque (voir aussi remise*) – fig. 25-1 et 25-2.    

25-1                à                   25-2

[A] après une défense sur l’attaque adverse en crochet long…  riposte* en uppercut

 

Pour en savoir plus : voir la fiche pratique de NetBoxe  "RIPOSTER EN BOXE"


Contre-communication (... motrice)

On parle de contre-communication1 lorsque l’information est volontairement altérée ou déformée afin de transmettre un message erroné au récepteur. En sport d’opposition, on parle de tromper l’adversaire et cette notion appartient au domaine stratégique*. Elle se retrouve notamment en haut niveau* de pratique où quelquefois l’enjeu du match réside dans l’obligation à utiliser d’autres canaux de communication pour s’opposer ; cela parce que les athlètes experts sont capables de « lire » facilement des actions non codées et donc de réagir rapidement. Les actions de tromperie deviennent corolairement le garant de la réussite en haut niveau, d’ailleurs certains combattants usent essentiellement de cette forme de jeu. Au même titre, que l’exploitation* pertinente de l’information prélevée sur l’autre, un travail sur la « création de fausses informations* » va engendrer pour l’autre une situation d’incertitude offensive* plus importante. En termes de contre-communication, on parle souvent d’utilisation de logique différente, qui se concrétise par des actions de manœuvre* (attaque illogique, combo* inversée) mais les plus connues sont les techniques de manipulation* de l’opposant - catégorie des tromperies* : fausse-attaque (feinte*), faux-profit (invite*, contre-cadrage*, leurre*, piège*). Ex. : [A] feinte en cross* pour créer une ouverture adverse (ou une réaction) pour placer un crochet* du bras avant.

26-1 

à    26-2

 

1/ [A] porte une fausse-attaque en cross* à la face et suite à la réaction adverse…

2/ … enchaîne en crochet* du second bras pour tenter d’atteindre une cible* découverte

(1) Parlebas, P. (1994). Contre-communication motrice. Contribution à un lexique commenté en science de l’action motrice, Paris, édition INSEP. P.33


Contre-offensive

N.f. « Offensive répondant à une offensive de l’adversaire. » (Petit Larousse, 2000). « Offensive lancée pour contrecarrer une offensive ennemie. » (Linternaute Encyclopédie, 2010). Notion à ne pas assimiler exclusivement à celle de contre-attaque*, car « contre-attaquer c’est passer de la défensive à l’offensive » (Petit Larousse de 2000). D’autre part, effectuer une action contre-offensive ne s’arrête pas à défendre (notamment à défendre « passivement ») mais c’est adopter un statut d’attaquant.

Dans les manifestations de la « contre-offensive », nous trouvons les actions offensives qui interviennent pendant ou après l’attaque adverse ; auxquelles on peut rajouter celles qui interviennent juste avant l’offensive adverse.  Elles ont pour but soit d’annihiler l’offensive adverse soit d’utiliser l’attaque cette dernière à notre avantage. On trouve quatre formes de contre-offensive :

       -  le coup d’arrêt* définit comme l’« interruption brutale imposée à un mouvement, à un processus » (Petit Larousse de 2000). Cette « attaque lancée pour neutraliser l’offensive adverse » intervient soit au déclenchement de l’attaque adverse soit au tout début de son développement. Même si cette forme rejoint le principe du « coup de contre », elle a ici un but plus défensif qu’offensif ;

       -  le coup de contre* ou « attaque lancée pour exploiter l’offensive adverse ». Il intervient pendant l’action adverse dans un but offensif ;

        -  la riposte* et synonyme de « contre-attaque ». Pour le Petit Larousse de 2000, « riposter c’est attaquer immédiatement après avoir paré ». Elle est donc déclenchée après une défense et peut être réalisée par exemple dans le retour en garde de l’adversaire pour le surprendre.

        -  la neutralisation destinée à « annuler l’effet de, empêcher d’agir par une action contraire » (Petit Larousse de 2000). Elle intervient juste avant le déclenchement de l’offensive adverse dans le but de réduire à néant l’intention offensive adverse.

Ces différentes formes de contre-offensive correspondent à l’idée de défense active*, c’est-à-dire d’activités destinées à contrôler l’opposition et non à la subir.

 

 27 [A] attaque en uppercut* dans l’attaque de jab* adverse  


Contreur

Se dit d’un combattant dont la stratégie relève de la boxe en coups de contre*. On dit également qu’il utilise la stratégie du « coin de bois » c’est-à-dire qu’il attend que l’adversaire prenne l’initiative d’attaquer (fig.28). Cette métaphore signifie que l’adversaire va venir « s’emboîter » sur le coup de contre* adverse.

27.b [B] porte un direct* du bras arrière en contre* sur une attaque en crochet* long


Contrôle corporel

Action qui consiste à maîtriser certains secteurs du corps adverse lors d’un corps-à-corps*. Pour verrouiller* avec efficacité les éventuelles actions adverses, il est nécessaire de se garantir de points de sécurité (de contrôle) afin éviter un échappatoire adverse (par un contrôle à trois hauteurs : torse, bras et bassin adverse). Voir neutralisation*.

28 [A] se colle contre son adversaire pour neutraliser toute action éventuelle


Contrôle de l'arme adverse
Action réalisée le plus souvent de près qui consiste à prendre appui sur le bras adverse au moyen du bras, de l’épaule ou du tronc, afin d’obtenir une maîtrise d’une éventuelle activité adverse. Voir aussi contrôle corporel*, neutralisation* et verrouillage*.


Cork-screw punch

(Ang.) Coup de poing dit en « tire-bouchon ». Cette technique est inventée par le champion américain des années 1930 et 1940, Charles (Kid) McCoy, reconnu pour son adresse prodigieuse. Ce dernier est célèbre pour les dommages occasionnés par cette façon de faire à ces adversaires. Le cork-screw est un direct du gauche porté la main en supination (paume en dessus) qui se termine au moment du contact par une brusque rotation de l’avant-bras amenant la main en pronation (paume en dessous). Le but de ce coup est de causer une douleur plus vive et une tuméfaction plus forte notamment à la face.


Corps-à-corps
En Anglais « clinch ». Situation d’opposition où les deux protagonistes se retrouvent au contact l’un de l’autre. Certains boxeurs excellent dans cette forme d’opposition sachant utiliser la force de leur buste et leur surplus de charge pondérale. Voir : accrochage*

29 

[A] effectue un rush* pour raccourcir la distance afin de travailler au corps-à-corps


Couleur propre

En anglais « color ». En français, il n’y a pas un mot en particulier qui englobe la personnalité, les aptitudes physiques et la façon de faire d’un combattant. Cet ensemble de caractéristiques personnelles vont construire chez certains boxeurs leur charme, leur charisme auprès du public et surtout l’intérêt d’un combat (le spectacle ou « show » en anglais). On citera des légendes qui ont « colorées » l’histoire de la boxe, Mohamed Ali avec sa « boxe champagne » et sa personnalité extravagante, ou Mike Tyson avec ses frappes surpuissantes et sa férocité remarquable.


Couloir d'affrontement

Désigne le chemin sur lequel se situent les appuis* des deux protagonistes. On parle également de chemin d’attaque (fig.30). Voir aussi axe d’affrontement*.

30Les deux protagonistes sont ici dans le couloir d’affrontement


Coup bas
Désigne, en boxe anglaise*, un coup délivré en dessous de la ceinture. Les techniques en dessous de la ligne des hanches sont interdites par le code sportif (règlement). Voir hauteur de frappe et ligne*.


Coup d'arrêt
Voir arrêt*.


Coup d'oeil (avoir le...)

En sport d’opposition, capacité à observer l’adversaire et à discerner rapidement ce qu’il y a d’important.Le coach à son "poulain" : "t'as eu un bon coup d'oeil, t'as bien remarqué et utilisé la faute adverse sur la droite qui tombe".


Coup de bûcheron
Frappe puissante sans style. Certains débutants peuvent « assommer » les meilleurs boxeurs par des coups surpuissants et difficiles à lire.


Coup de chevrotine

En Anglais, « Buckshot-punch ». Spécialité du grand combattant américain des années 1920 et 1930, Young Stribling, et qui a fait sa gloire. Il utilisait un enchaînement d’attaque constitué d’abord d’une droite dure à la mâchoire pour déstabiliser son opposant. Ce coup de massue était suivi d'une liaison de coups, d’abord du poing gauche puis du droit avant remettre une autre droite dure pour conclure. Cette combinaison lui a permis de nombreuses victoires par hors-combat notamment face au jeune tenant du titre des poids lourds, Paul Berlenbach.


Coup de compétition
Geste offensif utilisé en compétition qui diffère d’un coup classique c’est-à-dire n’empruntant pas la forme habituelle d’une technique conventionnelle. Ses paramètres d’exécution peuvent varier par rapport aux coups standards : préparation différente, trajectoire différente, cible visée différente, etc. Nombreuses de ces techniques dites « hydrides », au geste difficile à lire*, à la trajectoire non conventionnelle, vont poser des problèmes défensifs à l’opposant. Se sont des gestes très prisés par les boxeurs expérimentés. Les principaux sont les suivants : le direct plongeant à la face, le crochet plongeant à la face et le crochet remontant au corps, etc. Ex. : un direct plongeant à la face (ou un crochet plongeant) permettra de cueillir l’adversaire qui esquive par-dessous.


Coup de poing

En anglais punch. Attaque avec le poing fermé. En pratique, on trouve quatre techniques principales : 1/ coup direct (straight-punch : jab* et cross*), 2/ coup circulaire (hook* et swing*), 3/ coup remontant (uppercut*) et 4/ coup descendant (overcut*). Certains de ces coups peuvent être délivrés avec des orientations du corps différentes de la technique de base ainsi qu’emprunter des trajectoires différentes. Pour délivrer les techniques de poing, nous trouvons : deux formes principales de trajectoire (rectiligne et curviligne), une seule surface de frappe (l’avant du poing). Cinq techniques usuelles de poing sont répertoriées : 1/ de forme pistonnée longue (direct* long), 2/ de forme circulaire (crochet* et swing*), 3/ de forme circulaire remontante (uppercut*), 4/ de forme circulaire descendante (overcut*) et, 5/ de forme pistonnée courte ou direct court* (short-punch).

Direct long* : 1.a       1.b         1.c  

                             Coup direct à trajectoire longue          Coup direct à trajectoire longue          Coup direct à trajectoire plongeante

                                ici en coup d’arrêt*                  ici avec le poids sur la jambe avant              ici en contre* appelé cross-counter*

Crochet* : 2.a            2.b               2.c   

                       Coup circulaire à trajectoire horizontale       Coup circulaire à trajectoire remontante     Coup circulaire à trajectoire plongeante

Uppercut* : 3.a        3.b               3.c  

                                     Coup remontant long                  Coup remontant ici en contre*          Coup remontant au corps-à-corps*

                         ici avec le poids sur la jambe avant*      ici avec un retrait de buste en arrière              ici dans  la cheminée*

 Overcut* (Drop) : 4.a               4.b             4.c

                 Circulaire plongeant du bras avant       Circulaire plongeant du bras arrière        Circulaire plongeant « en aveugle » 

Direct court*:  5

                                 Coup direct à trajectoire courte (short-punch)


Coup de poing crocheté de contre-attaque

Le coup de poing crocheté de contre-attaque (en Anglais ''check-hook'') est un coup porté généralement en fin d’attaque* adverse. Il atteint la cible* lors d’un moment de relâchement ou de fatigue adverse ce qui occasionne un traumatisme d’autant plus important. Le cas de figure le plus fréquent correspond au combattant agressif se jetant (ruade) sur l’adversaire à l’image d’un taureau sur le toréador (matador) et qui reçoit, après un petit pas de côté*, l’estocade finale.

Il peut être porté également sur avancée adverse ou durant le développement de l’attaque adverse. Dans ce cas, on parle de contre* en ''check-hook''.

Cette technique* appartient aux athlètes ayant le sens de l’opportunité* (de l’à-propos* plus exactement). Gestuellement il s’agit d’un coup de poing crocheté (crochet*). Très souvent, le ''check-hook'' est exécuté à l’amble c’est-à-dire avec sur le pied d’appui du même côté que le bras de frappe. L’ensemble du corps pivote sur la jambe avant d’un demi-tour (appelé aussi « pas de valse ») et le coup est délivré dans le même sens de rotation que le pivot*.

C’est un coup difficile à réaliser et dans l’histoire de la boxe professionnelle*, on relève peu d’athlètes ayant réussi cet exploit. Le grand champion américain, Floyd Mayweather*, a parfaitement réussi cette technique lors de son championnat du Monde WBC des poids des welters (mi-moyens) en décembre 2007 ; cela à la 10ème reprise, face à l’immense combattant à Ricky Hatton*. Ce dernier a été « cueilli » en crochet sur sa progression avant (dans un moment de fatigue) et « envoyé au tapis » pour le compte.

72.a[B] effectue un petit pas de côté* sur le jab adverse (un pied en dehors du couloir direct*) et riposte en semi-crochet*

72.b[B] effectue un débordement* sur le jab adverse (il sort totaleement du couloir direct) et riposte en crochet*


Coup de tête accidentel

Acte par lequel les combattants se percutent respectivement le crâne ou le visage. Ce cas se produit assez régulièrement lorsque deux combattants sont en garde inverse.


Coup différé
Se présente comme une action offensive précédée par une technique d’« amorce ». On retrouve là le principe de la feinte* mais la stratégie du coup différé utilise en priorité le principe de temps. Ex. : menacer une cible par un direct puis le re-déclencher à retardement dans une activité adverse. Voir également : tromperie*.


Coup lourd

Frappe puissante dans laquelle, le plus souvent, on met tout le poids du corps dans l’action de percussion. Ce coup appartient, le plus souvent, à des boxeurs puissants du tronc et aux catégories de poids les plus lourdes. En sports de combat, on parle de frappe « pénétrante » lorsque le coup est lourd, c’est-à-dire qui (dans l’esprit) à l’objectif de passer à travers la cible. On dit ce type de coup assomme l’adversaire. Ce mode se différentie de la frappe dite « percutante » où l’arme rebondit sur la cible*. Le plus souvent, on parle de « directs* lourds » ce qui est le cas du lead*, un direct utilisant une grande course, et qui se traduit en Français par « plomb ».

32[B] porte une attaque en drop* avec tout le poids du corps


Coup masqué

Geste offensif dissimulé. Ex. : uppercut* au corps après une couverture* sur le côté opposé du coup.

32Préparation d’un uppercut « caché » par le biais d’une couverture* sur le côté opposé


Coup mixte
Geste offensif qui diffère d’un coup classique c’est-à-dire n’empruntant pas la forme habituelle d’une technique conventionnelle. Ses paramètres d’exécution peuvent varier par rapport au coups standard : préparation différente, trajectoire différente, cible visée différente, etc. Nombreuses de ces techniques dites « hydrides », au geste difficile à lire*, à la trajectoire non conventionnelle, vont poser des problèmes défensifs à l’opposant. Se sont des gestes très prisés par les boxeurs expérimentés. Les principaux sont les suivants : le bolo-punch*, le direct court*, le direct plongeant, le drop*, le half-swing*, le semi-crochet* et le semi-uppercut*.


Coup non standart

Il existe d’autres gestes offensifs que les coups classiques c’est-à-dire n’empruntant pas la forme habituelle d’une technique conventionnelle. Les principaux sont les suivants : le bolo-punch*, le direct court*, le drop*, le half-swing*, le semi-crochet* et le semi-uppercut*.

32-b [B] porte un bolo-punch *, technique mixte entre le crochet et l'uppercut


Couper la route
Action dite de « recadrage » destinée à empêcher l’adversaire de déborder. On dit aussi « barrer le passage ».


Coups (numérotation des...)

Un codage standard des techniques, à usage pédagogique, fait référence dans la pratique courante de la boxe. Chaque geste technique à sa place dans répertoire numérique. Ainsi, on annonce les techniques de base de la manière suivante :

- n°1 = direct* du bras avant 

- n°2 = direct du bras arrière 

- n°3 = crochet* du bras avant 

- n°4 = crochet du bras arrière 

- n°5 = uppercut* du bras avant 

- n°6 = uppercut du bras arrière, etc.

Par contre, en compétition les techniques et les combinaisons appartiennent, pour des raisons stratégiques, à un code propre au boxeur et à son entraîneur. Il existe des appellations standardisées des combinaisons de coups (en abrégé, "combo"). Ex. : le « 1-2 » est une liaison d’un direct et d’un crochet du même bras, le « 3-2 » est une liaison d’un uppercut et d’un crochet du même bras, etc.

Voir un-deux combo*.


Coupure corporelle
En Anglais, « cut ». Incident du combat pouvant handicaper un combattant dans la suite de son match. Le rôle du cutman* est prépondérant dans ce cas. Ce dernier doit, d’une part stopper l’hémorragie, et d’autre part prémunir l’athlète d’une aggravation de sa blessure. Certains produits sont tolérés par l’arbitrage comme des solutions hémostatiques et anesthésiantes.


Court-circuit

Métaphore pour signifier qu’un combattant a eu une faiblesse passagère suite à un choc à la face. Généralement c’est le cas pour un coup à la mâchoire, où les jambes du boxeur ne le portent plus un court instant (l’athlète est chancelant). Très souvent l’effet dit de « coupe-circuit » arrive à retardement et le combattant tente quelquefois de se rattraper aux cordes.

8-2


Couvrir (se...)

Se couvrir c’est se garantir de l’attaque adverse à l’aide d’une protection avec le gant et le bras (appelée couverture*). La couverture n’est pas qu’une activité défensive mais effectuée à titre préventif dans sa propre offensive (notion de mise en sécurité), ce qui évitera dans ce dernier cas de prendre un coup de contre*. On parle d’engagement « couvert » ou à contrario de se découvrir en attaquant ; et on entend très souvent, au bord des ring de la part du coach, l‘expression : « monte ta garde ! ».

34-A"Couverture* en attaque" avec le second bras lors d’une offensive en direct

34-B"Couverture* en défense"

Cramé (il s'est...)

Aussi « il est carbo ! » ou « il est cuit ». Etat physique d’un athlète partiellement défaillant suite à un effort physique violent. C‘est souvent le cas de sportifs inexpérimentés qui ne savent pas doser leur effort et s’engagent de plein pied dans la filière énergétique dite « anaérobie lactique ». Ce type de contraction musculaire à pour effet de produire des « lactates » dans l’organisme et pour conséquence de ralentir la faculté à poursuivre un effort intense. L’évacuation des lactates dans le corps prend habituellement plus de temps que la durée effective du combat. Le coach à son poulain : « Vas-y mon p’tit ! Tu peux passer la 5ème car il s’est grillé ! ».


Créer des ouvertures

C'est l’objectif principal des actions de construction du jeu*. Différent moyens et procédés permettent de libérer des cibles : les combinaisons des gestes offensifs (enchaînement) et les techniques de manœuvres qui vont mettre en difficulté défensivement l’adversaire.


Crise de temps (créer la...)

C'est une intention tactique* de boxeur expérimenté, désireux de se donner du temps pour mieux atteindre des cibles* adverses. Nous trouvons deux habiletés* en la matière : 

-    Masquer son intention offensive* (en évitant des mouvement parasites, en cachant le départ du coup ou en créant de l’incertitude par une variété des formes d’attaque)

- Donner une fausse information* offensive (à l’aide de techniques de tromperie* : feinte*, leurre, etc.).


Crochet (ou coup de poing crocheté)

En anglais hook. Coup de poing circulaire délivré le plus souvent à mi-distance* avec le bras semi-fléchi (on dit aussi « coup de poing crocheté »). Il arrive la plupart du temps sur les faces latérales de la tête et du tronc. La trajectoire circulaire du geste peut être combiné, en la fin de la trajectoire, à un mouvement de piston par extension du coude ; ce qui permet au coup d’arriver perpendiculairement à la cible*. Il peut être réalisé uniquement avec une action de l’épaule ou mieux avec une rotation du tronc et des appuis*, ce qui lui confère une grande puissance de frappe. Le swing* peut être classé dans la catégorie des coups crochetés mais son mode biomécanique diffère totalement du crochet.

35

[A] porte un crochet du bras arrière au visage, ici avec une rotation du tronc et un pivot de l'appui scondaire


Cross

(Ang.) Coup de poing direct du bras arrière. Voir direct *.


Cross-counter

Littéralement contre croisé. Coup de poing croisant un coup adverse réalisé en contre*. C’est un coup magistral d’anticipation* donné en général sur une attaque en direct* du bras avant de l’adversaire (fig.36). Il utilise des coups à trajectoire descendante : direct plongeant* ou overcut*.

36[B] porte un contre ici un cross-counter sur une attaque en jab* à la face


Crouch (attitude en...)

« Crouch », littéralement en anglais, « se ramasser ». Boxe en position regroupée du buste. Certains athlètes sont spécialisés dans ce style* de boxe et peuvent poser des problèmes d’organisation à leur adversaire (fig.37).

37[A] en garde ramassée porte une attaque, en jab*


Cruiserweight (lourds-légers)

Catégorie de poids des boxeurs professionnels dite des « lourds-légers » (ou « lourds-juniors ») dont la limite supérieure est depuis 2003 à 200 livres (90,900 kg). Historiquement la catégorie des « cruiserweight » a été créée en Angleterre en 1889, puis devient en 1937 celle des « Light heavyweight ». Elle réapparait aux Etats-Unis en 1980 avec une limite supérieure de 190 livres (86,200 kg) puis passe à 195 livres. Officiellement, elle est mise en place en Angleterre en 1982 par la WBC puis par l’IBF en 1983. Enfin, la limite de 200 livres a été définitivement adoptée en 1983 par la WBA, et un peu plus tard par la WBC et l’IBF.


Cueilli à froid (il a été...)
Expression générique souvent utilisé en sport pour signifier qu’un athlète a subi une passe difficile en début de rencontre. En boxe, « se faire cueillir à froid » c’est prendre un mauvais coup en début de match ou pire se faire mettre au tapis dès les premières minutes. Certains combattants sont fragiles dans la période dite d’observation (round d’observation*) car plutôt longs à rentrer dans le match. Certains stratèges utilisent cette opportunité pour gagner rapidement le match par hors combat.


Cueillir l'adversaire

Expression très utilisée dans les sports de combat. En boxe, elle indique qu’on a réussi à atteindre une cible adverse voire à toucher sérieusement l’opposant. Ex. : Le coach à son poulain : « porte des attaques répétées à la face afin de le cueillir brusquement au foie ! ».


Culture du résultat
Entretenir la notion de progrès technique et de résultat sportif peut renforcer la motivation chez le pratiquant et également la dynamique de l’équipe d’encadrement.


Cut-man

(Ang.) soigneur*. Homme chargé d’intervenir, à la minute de repos, sur des blessures qui pourraient compromettre la suite d’un match. Plus précisément, avant le match, il a pour mission, de veiller à la prévention des risques (coupures, hémorragies, ecchymoses…) en utilisant un corps gras sur les zones à risque. Entre les rounds, il apporte des soins immédiats sur des éventuelles blessures pour éviter leur aggravation. Cela en appliquant des solutions substances tolérées par le règlement (cryothérapie avec « patine d’argent » sur les zones enflées et tuméfiées, solution hémostatique et pansement compressif sur une plaie, etc.). Pour l’encadrement d’un match professionnel, sa présence se monnaye avantageusement particulièrement à l’occasion d’un titre continental ou mondial.


Cycle d'entraînement

Espace de temps durant lequel on aborde des « apprentissages ciblés » afin que les progrès soient conséquents dans le but d’atteindre un ou plusieurs « objectif(s) précis ».  En matière de méthodologie de la préparation à la compétition sportive, on parle de périodicité de l’entraînement. En effet, la saison sportive pour un athlète compétiteur se découpe en périodes* ayant chacune une fonction déterminée (préparation, précompétition, compétition, récupération, intersaison). La période se subdivise, elle-même, en cycles de quelques semaines, appelés « mésocycles ». Très souvent, on trouve des mésocycles de 5 à 7 semaines durant lesquels le travail est orienté vers le développement de capacité physiques et l’appropriation de savoirs* et compétences* précises. Par exemple, un mésocycle de période de compétition*, à l’approche d’une échéance* (combat), se compose de thèmes de travail* relatif à un renforcement de point forts* ou/et une remédiation de faiblesses*. Lorsque le profil* de l’adversaire est connu, les thèmes de travail seront en accord avec le plan d’action* préétabli.



Derniers combats

Victoire trop facile pour Kyrakosyan  
17/07/10 - Y. Cousin
  

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