Habileté gestuelle (en boxe)
Possibilité acquise par un pratiquant d’exécuter une tâche de l’ordre du geste. En sport, on parle le plus souvent de « technique ». Plus particulièrement l’habileté gestuelle est un savoir-faire* technique d’une activité sportive au même titre que pour une activité professionnelle. L’habileté gestuelle fait appel à de nombreuses qualités : adresse, vitesse, etc. Ex. : mettre le poids sur la jambe avant, utiliser une combinaison d’une poussée de l’appui et d’une rotation du tronc pour délivrer un crochet* remontant avec puissance de frappe (fig.57). 57 [B] porte un semi-crochet* remontant avec le poids du corps sur la jambe avant
Habileté technico-tactique
Possibilité acquise par un pratiquant d’exécuter une tâche de l’ordre de la stratégie. Ce néologisme désigne un savoir-faire* dit « stratégique » développé à la suite d’un apprentissage dans des situations de construction de jeu* ou de résolution de problème*. Elle concerne la possibilité acquise par l’athlète de réaliser des actions de manœuvre* de l’opposant (par exemple, amener et immobiliser* l’adversaire dans un coin du ring) ou d’adaptation* à un comportement adverse (par exemple, ne pas laisser l’adversaire approcher à distance courte). Ci-dessous une illustration - Problème en présence : [A] progresse sans arrêt en jab* du bras avant - Réponse : [B] sort de l’axe en effectuant un pas de côté et riposte* en uppercut sur le flanc (fig.58). 58 [B] riposte* en uppercut* après un pas de côté*
Habiletés principales de jeu
L’habileté est une « capacité acquise par apprentissage à atteindre des résultats fixés à l’avance avec le maximum de réussite et souvent un minimum de temps, d’énergie ou les deux » (Guthrie, 1957). En sport, elle se définie comme la possibilité acquise d’exécuter une tâche avec un niveau élevé d’efficacité dans le résultat et l’économie de l’effort (voir efficience*). L’habileté fait appel à de nombreuses aptitudes* et capacités*. Elle est acquise par la répétition et l’effort d’adéquation à l’objectif visé. A la différence des aptitudes (virtualités qui seraient plus ou moins génétiquement déterminées), elle est donc développée à la suite d’un apprentissage dans une tâche précise ou une classe restreinte de tâches et pourrait être utilisable et adaptable dans des situations voisines. En sport d’opposition et notamment en boxe, on classe les habiletés par type de compétence* ou plus communément appelé, secteur de maîtrise*. Les habiletés, en sport d’opposition, appartiennent à cinq types de compétences principales de jeu* : 1/ Assurer une organisation corporelle permettant d’être constamment en sécurité et efficace en permanence (défensivement et offensivement), 2/ Adapter son propre comportement à celui de l’adversaire en termes de défense (favorisant des contre-offensives efficaces), 3/ Manœuvrer l’adversaire pour faire émerger des situations favorables (neutralisation, déstabilisation, attaque dans l’attaque…), 4/ Exploiter les situations favorables adverses (caractéristiques, style et actions adverses) et, 5/ Mobiliser et agencer ses propres ressources physiques et mentales compte tenu du comportement adverse (caractéristiques, style et actions adverses). On distingue trois groupes principaux d’habiletés : les habiletés gestuelles, les habiletés technico-tactiques et les habiletés stratégico-tactiques. En boxe, on les classe en cinq domaines de maîtrise : 1/ Attitude de combat / mise en sécurité, 2A/ Défendre, 2B/ Maintenir hors distance / ou neutraliser, 2C/ Sortir d’une impasse, 3/ Riposter immédiatement, 4/ Manœuvrer, 5/ Utiliser l’action adverse. Certaines des habiletés répertoriées dans le tableau ci-dessous se retrouvent d’un contexte de combat à un autre (exemple : de la distance longue au corps-à-corps), et permettent de repérer rapidement les besoins des pratiquants.

« La maîtrise de la maîtrise. ». Film : Kalidor, la légende du talisman
Half-hook
Voir semi-crochet*.
Half-swing
Voir semi-swing.
Heuristique en boxe
C’est une règle pragmatique ayant un degré de généralisation. Elle esquive une activité de réflexion trop coûteuse notamment dans la gestion de la motricité sportive. Par exemple en sport d’opposition, on trouve la règle dite de « contraste » qui permet une économie de la prise de décision. Cette dernière peut s’appliquer en situation offensive comme en situation contre-offensive. Une illustration en sports de raquette ou sport de combat de percussion où il est question d’atteindre des cibles : 1er temps, effectuer un « point de pression » (« fixation » d’un cible ou « sape » d’un surface corporelle) sur une cible et dans 2nd temps changer brusquement de hauteur d’attaque. Voir aussi algorithme.
Hit-and-run
De l’anglais, hit-and-run accident qui signifie « délit de fuite ». Se traduit en boxe par « toucher et courir » et correspond à une forme de stratégie de combat. Certains boxeurs utilisent cette forme de comportement qui privilégie la prise de risque minimale. Ces derniers s’engagent juste ce qu’il faut pour tenter de toucher (marquer des points) puis prennent immédiatement la fuite pour éviter une riposte instantanée et « punitive ». On dit d’eux que se sont des « fuyards ». Ce type d’attitude est employé généralement dans les derniers rounds d’un combat mené à la marque ; ce qui met à couvert le combattant en avance au score.
Hold-up
Métaphore utilisée en sport pour signifier que l’athlète s’est fait voler largement la victoire (décision très surprenante des juges).
Hommes de coin
équipe chargée d’encadrer le boxeur au bord du ring, composée de l’entraîneur (coach*) et du soigneur (cut-man*). Pour les combats dits professionnels un assistant de l’entraîneur complète le groupe (dit co-entraîneur). Cette dénomination n’a pas de consonance sexiste car on dénombre également dans la boxe des coachs féminins. « L'union fait la force » William Shakespeare
Hors de combat
Aussi hors-combat. Se dit d’un combattant dont l’état physique et/ou mental ne permet pas de poursuivre le combat. Le hors-combat est effectif si le combattant a été touché par son adversaire et ne peut pas reprendre le combat au compte huit de l’arbitre ou bien reconnu dans l’incapacité immédiate de continuer (Ex. : il reste groggy ou inanimé - au sol ou dans les cordes). Le « compté* » peut être effectué, soit parce que le boxeur a été envoyé au tapis par un coup, soit parce qu’il est en position debout et en difficulté (appelé « compte debout » - règle qui est inexistante dans certaines fédérations de boxeurs professionnels). Habituellement, avant de déclarer un boxeur « hors de combat », l’arbitre effectue un compte durant 10 secondes pour signifier que le boxeur n’était pas en état de poursuivre le match. Si à la huitième seconde le boxeur « compté » fait preuve de lucidité la rencontre continue. Néanmoins, l’arbitre peut considérer le combattant « hors de combat » sans avoir à le compter, s’il estime qu’il est incapable de poursuivre la rencontre (déficient : groggy, fatigué...) notamment à l’issue d’une deuxième ou d’un troisième « compté ». Pour cela l’arbitre croise les bras devant son visage pour indiquer l’arrêt définitif du match et annonce « out ». Voir également : knock-out*.
« Quel est ce lancinant chagrin qui frappe mon poitrail (…) ? » |