|
LA RELEVE ALGERIENNE ?
Après leur participation au championnat du monde junior en Azerbaïdjan Benbaziz, Kenzi et Abbadi seront-ils présents dans la prochaine olympiade?
L’EN junior : debout de gauche à droite : Abbadi Ilyas, Kenzi Koceila, Isker, Zemouri, Maouche et Khelif. Assis : Chérifi Naziha, Abdelhadi Mourad, Benbaziz Réda et Boumaaraf Nouzha
Ces jeunots, dont le talent s’exprime fort admirablement, commencent déjà à faire parler d’eux. Eux, ce sont tous les protégés de Harima Khaled, entraîneur de l’équipe nationale junior d’Algérie. Ce sont: Hamachi Fahem ( 48 Kg ), Benbaziz Réda ( 51 Kg ). Kenzi Kouceila ( 54 Kg ), Zemouri Abderaouf ( 57 Kg ), Maouche Yakoub ( 60 Kg ), Abbadi Ilyas ( 69 Kg ) et Sahnoune Yacine ( 81 Kg ). Rappelons que cette pléiade de boxeurs a participé au championnat d’Afrique qui s’est déroulé au Cameroun au mois de mars passé. Seul Kenzi Kouceila, l’enfant chéri de Timezrit (Bejaia), sociétaire du JST, a pu revenir avec le précieux métal, à savoir l’or de sa catégorie de poids. Ses autres coéquipiers se sont contentés de l’argent et du bronze. Ces consécrations ont été arrachées non sans peine, du fait des conditions dans lesquelles ces bambins ont évolué 10 jours durant. Soulignons également que ce championnat d’Afrique s’est déroulé sous la formule compétitive non stop (Round Robin). Juste après ce périple camerounais, Benbaziz et les siens ont pris le chemin de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, où ils étaient attendus pour prendre part au championnat du monde organisé durant la période allant du 20 avril au 2 mai 2010. Là et sans complexe aucun, Benbaziz Réda et Abbadi Ilyas ont déployé un arsenal semblable à celui que déploie habituellement les champions. Benbaziz Réda a livré 3 combats, tout comme Abbadi. Les deux ont gagné 2 combats et ont perdu le troisième. Ces défaites étaient synonymes d’une élimination aux stade des huitièmes de finale. Leurs sorts étaient scellés dans une compétition dominée d’emblée par les cubains, les russes et les azerbaidjanais, entre autres. Ils ne pouvaient pas faire mieux et ce n’est pas faute d’arguments techniques ou physiques. C’est leur inexpérience qui leur a joué des tours. En effet, au regard des noms des médaillés à ce championnat du monde junior, on retrouve plusieurs boxeurs qui ont participé au dernier championnat du monde cadet de 2009. Ce n’est pas le cas des juniors algériens. Au championnat du monde junior de 2008, on ne retrouve pas non plus les jeunots algériens. Ces absences successives leur ont été fatales. C’est là, une certitude quasi établie. Aussi, la préparation de ces juniors n’a pas été couronnée par de nombreux tournois internationaux pour permettre aux boxeurs de se mesurer aux meilleurs. Kenzi Kouceila, champion d’Afrique junior en titre
L’Algérie, comme tous les pays africains, ne met pas les moyens, il faut le reconnaître, quand il s’agit des disciplines autres que le football. Egalement, aucune stratégie gouvernementale n’est mise en œuvre pour que ces jeunes talents, à l’état pur, puissent s’émanciper davantage, en boxe il s’entend. Cette situation est vécue partout dans le continent africain. Il n’y en a que pour le foot et rien pour les autres… Cela est une réalité persistante. Récemment, Benbaziz Réda, à peine 17 ans, est allé perturber la quiétude de ses aînés au Maroc, à l’occasion du tournoi international Mohamed IV. Là, le chétif et craintif en apparence, Benbaziz en l’occurrence, s’est transformé en véritable lion de la Soummam ( la Valée de Bejaia). Il a enchaîné victoire sur victoire pour atteindre la finale. Une finale qui l’a mis aux prises avec un marocain, senior de son état. L’enfant chéri de Yacine Loubar, son entraîneur au Club d’Akbou, Benbaziz n’a pas démérité. Il a perdu sur une blessure qu’il traînait depuis le mondial azerbaidjanais. Maintenant qu’il est aisé de se rendre compte que les boxeurs de la trempe de Benbaziz Réda, Kenzi et tous ces jeunots qui aiment les gants, existent bel et bien : Y’aura-t-il un programme spécial à même de les mener droit vers Londres 2012 ? Franchement, ils ont les capacités de s’y illustrer. Pour pouvoir y parvenir, les pouvoirs publics algériens doivent s’associer avec la fédération pour trouver les voies et moyens devant permettre cette ascension. Par ascension, il est entendu : la prise en charge et le suivi. Nul besoin de rappeler que la boxe algérienne est la première discipline sportive à avoir décrocher des médailles aux jeux olympiques (Moussa Mustapha et Bouchiche Mohamed médaillés de bronze aux J.O de 1984 à Los Angeles). Depuis, 3 autres médailles olympiques sont venues s’ajouter à ce palmarès (feu Soltani Hocine, bronze et or en 92 et 96 et Bahari Mohamed, bronze en 96). Benbaziz, Kenzi, Abbadi , Hamachi semblent suivre la voie empruntée par leurs ainés de l'EN lors des précédentes olympiades, en attirant les feux de la rampe sur eux. Que la boxe commence ! Coup de gong… Boxe, car les J.O sont ......pour demain.
Azzedine Aggoune, le 31 Mai 2010
|